Compt Rendu Dissertation

Au cours de sa vie étudiante et professionnelle, il peut être demandé d’établir un compte rendu, un rapport ou mémoire et une note de synthèse. Mais comment les distinguer ?


Le compte-rendu : informatif et factuel

Il a pour but d’informer et de résumer des faits, d’un échange de propos ou des conclusions d’une réunion, cela à l’attention des personnes qui n’y ont pas assisté, de laisser une trace de ces faits, ou encore de faciliter le travail de ceux dont la tâche dépend de ces faits.

Il est en fonction de leur objet : compte rendu de réunion, de visite, d’entretien, de lecture, procès verbal. Le compte rendu sert à témoigner, voire à attester lorsqu’il s’agit d’un procès verbal. Il est constitué d’une seule partie, découpée en thèmes.


Le rapport : entre réflexion et parti pris

Le rapport, après avoir exposé les faits, apporte ensuite une analyse et propose des solutions. C’est en cela qu’il se distingue du compte rendu : il prend parti alors que ce dernier est neutre. Le rapport s’appuie sur des éléments que le rédacteur va collecter, rechercher ou expérimenter lui-même, alors que la note de synthèse s’appuie sur des éléments qui lui sont communiqués par le commanditaire.

- Le rapport d’activités est un outil de communication particulier qui retrace les événements marquants de la vie d’une entreprise sur une période donnée. On y retrouve des données chiffrées sur les performances financières et commerciales comme le chiffre d’affaires. Son objectif est de préserver, d’améliorer son image auprès de ces publics.

- Le rapport compilation s’appuie sur des recherches approfondies dans un domaine précis. Il dresse l’état des connaissances en relation avec le sujet choisi.

- Le rapport d’investigation se traduit par l’apport d’informations nouvelles à l’attention du destinataire : nouveaux marchés, nouvelles méthodes… Le rédacteur a dû procéder à une enquête. Il met en œuvre des qualités d’analyse et de synthèse et livre ensuite le fruit de ses réflexions.

- Le mémoire est un rapport dont la rédaction a pris l’initiative ou dont il a choisi le sujet. Le rapport est constitué de plusieurs parties correspondant chacune à un type de réflexion différent, on trouve souvent trois parties : description, analyse et propositions.

➜ Voir le dossier : Méthodologie : comment réussir vos études haut la main?


La note de synthèse : l'analyse d'un dossier

Elle part de plusieurs textes et documents dont dispose le rédacteur. Il s’agit de construire une réflexion structurée à partir des éléments importants que l’on a pu en tirer. Comme le rapport et contrairement au compte rendu, la note de synthèseamène son rédacteur à formuler un avis sur le sujet traité.

Le rapport, demandé aux concours et examens est en fait une note de synthèse. À travers cet exercice, il est demandé au candidat de démontrer ses capacités de rédaction, de réflexion, d’analyse et de synthèse. On lui fournit des documents qui serviront de base à son travail : articles de presse, graphiques,… Il devra en tirer les données les plus pertinentes, en fonction de la question posée et du destinataire supposé. Il devra structurer son propos puis apporter un jugement, lequel devra découler des éléments du dossier et non de ses convictions personnelles.

LA RÉDACTION

ÉCRIRE, COMPOSER, RÉVISER

LES INTENTIONS D’ÉCRITURE
LES TYPES DE TEXTESLE PLAN L’ÉCRITURE LA PRÉSENTATION MATÉRIELLE

 

LA RÉDACTION
ÉCRIRE, COMPOSER, RÉVISER
Écrire n'est pas qu'une tâche de transposition d'idées dans des mots. C'est un processus cognitif complexe qui s'amorce dès qu'on commence à prendre des notes, à les organiser plus ou moins formellement dans un plan, bien avant qu'on commence à composer le texte.

Un texte c'est une séquence cohérente d'idées sur un thème, qui représente des connaissances organisées dans la tête de l'auteur. Sa fonction est de permettre à un lecteur de reconstruire une organisation de connaissances semblable. Cependant, du point de vue de l'auteur, écrire peut aussi correspondre à un acte d'apprentissage, parce que cette tâche oblige à trouver une manière de mettre des connaissances en relation les unes avec les autres et à créer une structure là où il ne pouvait y avoir auparavant qu'un ensemble d'idées disparates ou mal connectées. Cela est particulièrement vrai lorsqu'on doit parler d'un sujet sur lequel on ne s'est jamais exprimé.

De manière générale, un texte comporte une introduction, un développement et une conclusion. Voici ce qui caractérise chacun :

  • L'introduction informe le lecteur du sujet, des aspects qui en sont traités et donne un aperçu du plan que l'on va suivre dans le développement.
  • Au cœur du travail, le développement expose et discute, prouve, réfute ou argumente toutes les idées. Les qualités d'un bon développement sont la clarté, la logique et la continuité pour ce qui est de la progression dans les idées avancées.
  • La conclusion fait la synthèse des idées avancées, ou apporte une réponse ou encore ouvre sur des perspectives nouvelles.

Dans le cas du rapport de lectures, les deux parties (recension d'écrits et prise de position personnelle) comportent aussi leur introduction, leur développement et leur conclusion propres.

Les deux aspects de l'écriture que nous traitons ici sont la composition et la révision. Comme nous l'avons laissé entrevoir dans l'activité métacognitive Démarche personnelle, il existe plusieurs manières d'écrire, correspondant à des façons différentes d'agencer les opérations fondamentales du processus. Un individu donné a probablement une séquence caractéristique, mais cela n'exclut pas qu'il puisse en utiliser une autre en fonction de sa perception des caractéristiques de la tâche, de son environnement de travail, du texte déjà produit, etc. Aussi, les suggestions suivantes sont générales et s'appliquent mutatis mutandis à toutes les approches.




1.1.I Suggestions pour faciliter la composition et la révision

  • Si on aime procéder à partir d'un plan relativement détaillé, et si on travaille avec un traitement de texte, il existe habituellement dans ce type de logiciel un mode plan qui permet d'entrer une structure de texte faite de titres et de sous-titres et de composer ensuite le texte qui va sous chacun. On saisit son plan détaillé à l'ordinateur et on compose par la suite sous chacun des titres. L'ordinateur numérote automatiquement des titres et, si on décide de modifier le plan, remet la numérotation à jour.
  • Ne pas hésiter à réviser son plan de rédaction au besoin si, en cours de composition, on découvre une incohérence ou une meilleure manière de structurer le texte.
  • Si on éprouve de la difficulté avec une section du texte, on peut la laisser temporairement de côté et travailler sur une autre section. Si on ne trouve pas de solution, il se peut que la pertinence de cette section soit en cause, ou encore sa localisation dans la structure du texte.
  • L'introduction est une partie habituellement plus facile à rédiger à la fin de la phase de composition.
  • On gagne toujours à reporter à la toute fin les révisions de surface, c'est-à-dire celles qui touchent l'orthographe et la syntaxe. Il est préférable de se concentrer d'abord sur la cohérence du texte et sur la clarté de l'expression des idées.
  • Une révision efficace se fait toujours en essayant d'adopter le point de vue du lecteur sur le texte. Il s'agit de jouer le rôle du lecteur, en essayant d'oublier ce qu'on voulait dire pour s'attacher à évaluer ce qu'on a vraiment dit. Une telle opération est facilitée si on laisse le texte reposer quelque temps avant d'en entreprendre la révision. Si on ne dispose pas du temps nécessaire, on peut le soumettre à un lecteur critique qui pourra avoir à notre place le recul nécessaire. Attention! Chaque observation du lecteur doit être évaluée au mérite et le plus objectivement possible, en fonction du but du texte et non pas de l'attachement émotif que l'auteur a pour sa création.
  • Attention aux digressions, elles peuvent révéler des failles dans la séquence des idées.
  • Pour l'orthographe, ne pas hésiter à consulter un dictionnaire ou une grammaire, ou à utiliser les correcteurs informatiques.

Pour faciliter les révisions de surface, il est préférable de traiter les différents aspects de la langue un à un. Par exemple, si on sait qu'on a de la difficulté avec l’accord des participes passés, il est préférable de parcourir le texte en se limitant à corriger cet aspect en laissant les autres pour d’autres lectures.




LES INTENTIONS D’ÉCRITURE
Une intention d’écriture est une intention de communication. Votre texte sera structuré en fonction de l’objectif que vous poursuivez. La question à laquelle le travail ou l’examen vous demande de répondre implique déjà une orientation. L’analyse de la question contribue à préciser cette orientation. Bien que les intentions d’écriture puissent être diverses, les deux formes de textes présentées ici sont celles qui sont les plus fréquemment exigées dans les travaux universitaires.

Un texte...peut poursuivre l'une ou l'autre de deux intentions de communication : informer ou défendre une idée. Le texte informatif se distingue du texte argumentatif de plusieurs manières, dont la principale demeure la place laissée au point de vue de l'auteur dans le texte. (...)

  • Dans un texte informatif, la place laissée au point de vue de l'auteur est théoriquement nulle. En effet, l'auteur d'un texte informatif est supposé se montrer objectif en ne cherchant pas à influencer le lecteur. Il présente ainsi toutes les facettes d'un débat sans exprimer ce que lui en pense personnellement. (...)
  • Dans le texte argumentatif, l'auteur doit être omniprésent. Cette fois-ci, il cherche à influencer le lecteur. Il présente une argumentation en faisant ressortir les faits pour qu'ils appuient son idée principale. Les contre-arguments, qui pourraient affaiblir le raisonnement défendu, sont réfutés en faisant appel à d'autres faits documentés, d'autres expertises ou d'autres témoins. Un texte de recherche argumentatif ne présente pas en effet une opinion sans fondement, mais une synthèse subjective de faits documentés. (...)

Les caractéristiques décrites ci-dessus de chaque type de texte sont plus indicatives des écarts que des positions mitoyennes. La plupart du temps en effet, un texte informatif pourra contenir quelques paragraphes argumentatifs puisqu'ils rapporteront des positions souvent contraires. En rapportant ces positions, le texte informatif développera un argument, mais il ne s'agira pas nécessairement de celui de l'auteur. De la même façon, un texte argumentatif pourra traduire une lecture subjective d'un événement mais citer des analyses objectives. Ces analyses seront toutefois exploitées dans l'intention d'influencer le lecteur.

La présentation des textes informatif et argumentatif est extraite du cours de la Télé-université « Documentation et rédaction en sciences sociales » (SCS 2013) de Louise Sauvé.




LES TYPES DE TEXTES
Les travaux ou examens universitaires consistent souvent à rédiger la réponse à une question à développement, réponse qui devra prendre la forme de l’un ou l’autre de différents types de textes. Savoir distinguer les types de textes vous aidera à bien comprendre quel genre de travail est demandé.

Les types de textes les plus généralement requis par les travaux et examens sont brièvement présentés ici:

  • le résumé
  • le compte rendu
  • le commentaire
  • l'étude de cas
  • le travail de recherche
  • la dissertation
  • l'essai

Il est également important de savoir que les types de textes à produire peuvent être considérés, notamment, comme des textes informatifs ou comme des textes argumentatifs. Ces deux grandes catégories sont fonction des intentions d’écriture.




1.1.II Le résumé
Le résumé consiste à condenser et à reproduire la pensée d'un texte ou d'un ouvrage, afin de n'en faire ressortir que l'essentiel. Lorsqu'il y a plusieurs textes de référence, on parle alors de synthèse dans laquelle il s'agit de montrer les points de ressemblance et de dissemblance entre les textes.

Voici quelques indications qui vous aideront à faire un bon résumé. Elles sont tirées du texte d' André-Jacques DESCHÊNES, professeur à la Télé-université, Le résumé comme stratégie de compréhension et d'apprentissage, communication présentée au 4ème Congrès annuel de l'Association canadienne pour l'étude de l'éducation des adultes, Montréal, mai 1985, p.4.

  • Un résumé est une « version concise d'un texte, constituée des informations importantes » et des relations que ces idées ont entre elles.
  • Un résumé ne devrait pas dépasser en longueur le tiers du texte original.
  • Habituellement, l'étape la plus simple, pour débuter, consiste à enlever les éléments de contenu qui s'éloignent du thème principal (souvent dans le titre) du texte.
  • Souvent, les phrases d'introduction ou de conclusion des paragraphes sont les plus importantes et permettent à elles seules de faire un bon résumé.
  • Lorsque ces phrases n'existent pas, il faut les inventer à partir de l'idée principale du paragraphe.
  • On peut aussi, pour résumer davantage, construire des phrases qui condensent deux paragraphes.
  • Une autre façon de résumer consiste à trouver des termes plus généraux pour désigner des listes d'éléments ou d'actions décrits en énumérations; par exemple, la liste suivante : se rendre à la gare, s'acheter un billet, prendre le train, etc. peut se condenser par faire un voyage en train.
  • Les titres et sous-titres sont souvent de bons indicateurs des thèmes généraux abordés dans un texte.




1.1.III Le compte rendu
Le compte rendu, bien que semblable au résumé, comprend une dimension évaluative, critique, où l'auteur donne son point de vue sur le contenu à traiter. On parle, dans ce cas, de résumé critique. On peut alors procéder de la même manière que pour le résumé et ajouter au fur et à mesure ses propres critiques. Il est important dans ce cas-là de bien distinguer le résumé de la critique tout en établissant des liens entre ces différentes parties du texte.




1.1.IV Le commentaire
Possédant une structure propre (une introduction, un développement, une conclusion), le commentaire traite d'une question ou d'un aspect en particulier soulevés par le texte de référence. Dans cette optique, il est non seulement plus ordonné que le résumé ou le compte rendu, mais sa dimension personnelle y est plus accentuée.




1.1.V L’étude de cas
Résoudre un cas consiste à analyser la situation problématique décrite dans le cas afin d'y apporter une solution. Habituellement, une ou des questions sont posées et orientent l'analyse et la recherche de solutions.

Le traitement d'un cas, de même que le rapport écrit qui en découle, implique le processus suivant:

  • sélectionner les données pertinentes,
  • identifier le problème,
  • identifier des éléments de solution et
  • prendre une décision quant à l'action à entreprendre.

À moins que d'autres consignes ne soient fournies, dans le rapport écrit, il s'agit de communiquer le résultat de chacune de ces étapes.

Le site suivant porte également sur la réalisation d’une étude de cas [Wt211_EtudeCas : http://www.teluq.uquebec.ca/adm3005/circuit/hec.htm].




1.1.VI Le travail de recherche
Le travail de recherche consiste à faire le point des connaissances sur un sujet donné. Contrairement à une dissertation, un travail de recherche ne comporte pas une partie critique très élaborée. L’auteur ne cherche pas tant à prendre position sur le phénomène étudié (quoiqu’il puisse le faire), mais principalement à en exposer les caractéristiques. On peut l’assimiler à un travail de synthèse d’une certaine amplitude.




1.1.VII La dissertation
Contrairement au travail de recherche, une dissertation implique nécessairement que vous preniez position sur la question à l'étude. La dissertation exprime un point de vue personnel sur une question tout en faisant état des limites et des faiblesses des opinions contraires.

Dans la dissertation, vous devez exprimer votre position personnelle par rapport au sujet à traiter et la justifier en regard de ce que vous avez trouvé dans la littérature, en vous fondant entre autres sur les arguments qui appuient votre position et en réfutant les positions contraires ou les objections que vous pourriez y rencontrer.

Votre position n'est pas forcément originale. Elle peut reprendre un point de vue pertinent, bien étayé, ou intellectuellement stimulant rencontré dans la littérature. Ou encore, votre position peut emprunter des éléments à plusieurs points de vue dont elle constituerait alors une synthèse originale.

Souvent vos notes contiennent déjà, au moins en germe, des tentatives de définition de votre position. Dans la dissertation, l'exposé de votre position constitue le centre du texte, autour duquel s'organisent les autres éléments.




1.1.VIII L’essai
L’essai se rapproche de la dissertation en ce qu’il exprime explicitement un point de vue. Sa forme est cependant plus libre, moins rigoureuse. L’auteur laisse davantage cours à ses impressions, à sa subjectivité, à son intuition, son imagination, sa créativité. Dans la dissertation, l’accent est du côté de la rigueur démonstrative ; dans un essai, c’est la vision originale de l’auteur qui prime.

Le site suivant porte également sur la rédaction d’un essai.[Wt212_Essai : http://www.teluq.uquebec.ca/adm3005/circuit/hes.htm]

La rubrique Les types de textes a été rédigée à partir des documents Stratégies pour apprendre et L'ABC de la rédaction, de la Télé-université.

Pour en savoir plus sur la façon de réaliser différents types de textes:

TREMBLAY, R. (1989). Savoir-faire. Précis de méthodologie pour le collège et l’université, Montréal, McGraw-Hill, coll. « Savoir-plus ».

L’ABC de la rédaction, se référant à cet ouvrage de Tremblay, expose brièvement la distinction entre textes dépendants et textes indépendants:

Un texte dépendant « se réfère à un ou plusieurs autres textes de référence dont il expose, résume, commente ou critique le contenu » (TREMBLAY, R. (1989), Op. Cit., p. 182). Les principaux types sont le résumé, le compte rendu, le commentaire et l'étude de cas.

Le texte indépendant, comme son nom l'indique, possède un sujet propre. On dit alors qu'il est « centré sur sa propre problématique » (TREMBLAY, R. (1989). Op. cit., p. 120). C'est le cas d'un travail de recherche, par exemple. Cela ne veut pas dire que les textes de référence sont sans utilité; ils interviennent, mais seulement à titre de sources d'information. Les trois formes principales de textes indépendants sont le travail de recherche, l'essai et la dissertation.




LE PLAN
Vous avez pris en note les informations nécessaires pour répondre à la question posée dans le travail ou l’examen. Vient maintenant l’étape de l’élaboration du plan de votre réponse, qu’elle doive consister en un texte d’une page ou de dix pages.

Le plan permet de dégager ce qui fait la cohérence des informations recueillies. Il structure la réflexion et guide la rédaction. « Il vous donne l’occasion de mettre au clair le(s) point(s) d’où vous partez, celui ou ceux au(x)quel(s) vous comptez arriver, les étapes par lesquelles vous passerez. Il ne fait pas qu’aligner des éléments mais vous permet d’établir une succession significative, où chaque élément prend son sens par rapport à celui qui précède et celui qui suit. (...) », écrit Paul Bleton dans le cours Rédaction fondamentale (FRA 3005).

Le plan de rédaction expose l’organisation du texte en fonction des intentions que vous poursuivez. Il permet de préciser l’orientation de votre texte, d’identifier le fil conducteur de votre exposé, d’éviter les digressions et les commentaires hors propos.

Les quelques rubriques qui suivent vous apportent des conseils concernant les principales étapes d’élaboration d’un plan :

  • la réorganisation de la documentation
  • l'organisation du contenu
  • les types de plan
  • les trois parties du texte
  • quelques questions à se poser




1.1.IX La réorganisation de la documentation
Le premier pas pour entreprendre votre plan est d’organiser vos idées. Vous avez déjà accumulé votre documentation ou vos notes sur le sujet donné. Vous devez vous assurer d’avoir une compréhension claire du sujet à traiter afin de réorganiser votre documentation en conséquence.

Réorganiser les éléments de documentation signifiera :

  • classer : « à quelle(s) section(s) du propos peut-on les rattacher ? quelles liaisons exposerez-vous entre ces éléments ?
  • hiérarchiser : « quels éléments appellent une plus grande insistance, en raison de leur importance propre, mais aussi de l’importance que leur confère votre perspective, leur nouveauté, leur complexité... »
  • sélectionner : « certains éléments apparaissent-ils moins utiles ou pertinents que lors de leur prise en note ? »
  • compléter : « le plan fait-il apparaître des lacunes dans votre documentation, qu’il vous faut alors combler : exemples pour venir à l’appui d’une proposition, arguments mal étayés, éléments qui manquent à votre démonstration... ? »
  • mettre en séquence : « en regroupant les différents éléments autour de quelques noeuds qui formeront les principales étapes du texte, mais aussi en repérant les éléments qui peuvent assurer des transitions, en identifiant les éléments qui devront être exposés avant certains autres... »

L’étape suivante sera d’organiser le contenu du texte.

La rubrique « La réorganisation de la documentation » a été rédigée à partir du cours de la Télé-université « Rédaction fondamentale » (FRA 3005) de Paul Bleton.




1.1.X L’organisation du contenu
Après avoir réorganisé la documentation, on organise le contenu du texte. Qu'est-ce que le contenu? Le contenu se rapporte aux faits, aux concepts, aux exemples et aux données recueillies qui soutiennent la réflexion du rédacteur sur un objet d'études. Mais le contenu, c'est aussi la manière dont tous ces éléments sont articulés, liés les uns aux autres. Dans ce sens, le contenu renvoie aux divers raisonnements (une argumentation, une démonstration, une explication) qui confèrent au texte sa cohérence logique.

Pour organiser le contenu, il faut, en premier lieu, dégager de la documentation les idées que vous considérez comme essentielles à votre propos. Ces idées deviendront les idées principales du texte à rédiger. Les idées principales permettent d'établir les grandes divisions du texte. Elles servent également, dans le cas d'un texte long, à titrer les parties, les têtes de chapitres, les rubriques et les sous-rubriques. Le nombre des idées principales varie selon la taille du texte à rédiger. Un texte court peut fort bien ne compter qu'une seule idée principale.

En deuxième lieu, il faut sélectionner les faits, les concepts, les exemples, les arguments qui appuient ou illustrent les idées principales. Ces données constituent les idées secondaires.

En troisième lieu, il faut établir les relations entre les éléments, prévoir l'enchaînement entre les idées. On peut ainsi constituer des sous-ensembles logiques (par exemple : associer un concept à telle citation, une idée à tel fait) et associer ces sous-ensembles à des ensembles plus larges.

Enfin, on ordonne ces assemblages. Au besoin, on les numérote : 1 - a), b), c); 2. a), b), c), etc.

Ainsi, « d'une simple liste d'ingrédients, au départ, vous en arrivez à constituer des rassemblements et des réseaux logiques et ordonnés. Peu à peu un déroulement s'organise; peu à peu votre plan émerge ».

Le plan est construit en fonction de l’intention de communication : on peut vouloir informer ou vouloir défendre une idée. La rubrique Intentions d’écriture expose la différence entre le texte informatif et le texte argumentatif. Ces intentions ont été prises en compte dans l’organisation du contenu. De plus, certains types de plans répondent mieux à certaines intentions d’écriture.

La rubrique « L'organisation du contenu » est tirée du document L’ABC de la rédaction de la Télé-université.




1.1.XI Les types de plan
Le plan est construit en fonction des intentions de communication du texte. À un type de texte ne correspond pas nécessairement un seul et unique type de plan. Cependant, certains types de plans conviendront particulièrement à des textes argumentatifs, par exemple, alors que d’autres serviront bien les textes informatifs (la rubrique Intentions d’écriture présente ces deux types de texte en particulier).

Voyons trois types de plans parmi les plus courants. Lorsque le sujet a une orientation explicative, utilisez un plan inventaire ou encore un plan comparatif. Lorsque le sujet a une orientation critique, utilisez un plan dialectique.

Les deux premiers types, par leur allure descriptive, sont faciles à concevoir ; le troisième exige une plus grande rigueur intellectuelle. On peut varier à loisir la forme d’un plan. Ainsi, rien n’empêche d’inclure occasionnellement des éléments du plan dialectique dans un exposé construit initialement sur le modèle du plan inventaire, et vice versa. Ce procédé se révèle approprié lorsque le texte a simultanément une orientation explicative et une orientation critique.

Plan inventaire
1. Nature du phénomène

 a) son origine
b) sa définition
c) sa description
2. Évolution du phénomène
 a) ses transformations dans le temps
b) ses mécanismes, ses manifestations
c) ses conséquences réelles ou présumées

Plan comparatif
1. Ressemblances entre X et Y
2. Différences entre X et Y
3. La manière dont X et Y se complètent ou non

Plan dialectique
1. La part de vrai, le pour, les avantages
2. La part de faux, le contre, les désavantages
3. La part de vrai et la part de faux; oui et non

La rubrique « Les types de plan » a été élaborée à partir du document L’ABC de la rédaction de la Télé-université.




1.1.XII Les trois parties du texte
Le plan doit prévoir une division du texte en trois parties : une introduction, un développement et une conclusion. Chacune des parties est plus ou moins élaborée selon que l'on a affaire à un texte long ou à un texte court.

Il faut d'abord rédiger le développement, car celui-ci constitue la partie substantielle du texte. L'introduction et la conclusion sont rédigées par la suite. Examinons dans cet ordre chacune des parties.

Le développement
Le développement représente environ 80 % du texte. Cette partie condense toutes les informations pertinentes au sujet et expose le détail des idées. Les idées ne sont pas transmises pêle-mêle. Le développement consiste en une présentation ordonnée des éléments de contenu. Il a une direction, un ordre logique. C'est ce qu'on appelle la progression. Voici quelques exemples de progression.

  • La progression par étapes, qui présente un à un les aspects d'une question. Dans ce cas, il est recommandé d'aller du plus superficiel au plus étoffé, de manière à réserver pour la fin les idées les plus importantes;
  • la progression chronologique, qui présente les aspects d'une question par tranche de temps;
  • la progression comparative, qui associe systématiquement les aspects à comparer; dans ce cas, le texte est construit de manière à guider le lecteur vers la façon de voir privilégiée par le rédacteur;
  • la progression dialectique, qui oppose un à un les aspects divergents d'une question donnée. Si vous adoptez un point de vue, communiquez d'abord les objections; si vous rejetez un point de vue, exposez d'abord les éléments favorables.

Comme pour le plan, il vous est loisible de mélanger les genres ou encore d'alterner les types de progression selon les exigences propres à chacune des parties de l'exposé. L'important est de respecter la cohérence logique de l'ensemble.

L'introduction
Elle représente environ 10 % de la longueur totale du texte. Son but est de préparer le lecteur au développement qui va suivre. Une bonne introduction comprend trois éléments :

  • l'idée contact, qui situe le texte dans son contexte général et provoque l'intérêt du lecteur;
  • l'idée sujet, qui présente l'orientation du sujet, énonce ce dont on va traiter;
  • l'idée structure du développement, qui présente la démarche utilisée pour exposer le sujet : les grandes parties du texte, les grandes interrogations, etc.

Voici un exemple d’introduction tiré d’un cours de la Télé-université.

Idée contact
Six années ont passé depuis la parution du manuel Politique et société en 1985. Ces années représentent peu sous l'angle de la durée historique, mais les événements politiques qui s'y sont produits se sont avérés décisifs pour l'avenir du Québec et du Canada.

Ces événements gravitent autour d'un échec : l'échec de l'Accord du Lac Meech. L'impasse constitutionnelle qui en a résulté est sans commune mesure avec les impasses précédentes. En témoignent le désarroi actuel du gouvernement fédéral, la mise sur pied, un peu partout au pays, de comités parlementaires provinciaux et de groupes d'étude mandatés par leurs gouvernements respectifs pour réfléchir sur l'avenir de la Confédération. En témoigne surtout le fait qu'un second référendum sur le statut constitutionnel de la province doit avoir lieu d'ici la fin de 1992. Le Québec se prépare à rompre, en tout ou en partie, avec le dispositif institutionnel fédéral mis en place voilà plus d'un siècle par l'A.A.N.B.

Idée sujet
C'est afin de prendre la mesure de ce contexte extraordinaire que nous avons rédigé ce supplément au manuel du cours POL 3001.

Idée structure
Ce supplément comprend deux chapitres.

Le premier chapitre fait le compte rendu du débat constitutionnel depuis 1985. Il prolonge ainsi le chapitre 12 du manuel, qui porte sur le système fédéral et l'espace politique québécois.

Le second chapitre expose l'évolution politique récente du Québec en regard des quatre concepts fondamentaux examinés dans le cours, soit les concepts d'État, de culture, de pouvoir et de décision.

Cet exemple est tiré de: THUOT, J.-F. (1991). Politique et société au Québec, 1985-1991, supplément au manuel du cours POL 3001, Télé-université, p. 1.

La conclusion
Elle représente environ 10 % du texte. La conclusion clôt le sujet en présentant une synthèse du développement. Elle rappelle les principales constatations et les lignes de force du développement. Mais la conclusion peut également aller plus loin que la simple synthèse, en ouvrant le sujet traité, en faisant voir les dimensions complémentaires qu'il comporte, en attirant l'attention sur des aspects jusque-là négligés, en proposant de nouvelles interrogations issues du processus même de la réflexion. Un exemple :

En somme, la position de M. Y sur la question traitée est la suivante : [ici, le rédacteur fait une synthèse]. Mais on peut se demander, pour terminer, si cette position est réellement correcte du point de vue de... [là, le rédacteur ouvre son sujet].

La rubrique « Les trois parties du texte » est tirée du document L’ABC de la rédaction de la Télé-université.

Quelques questions à se poser
Voici quelques bonnes questions à se poser pendant la rédaction d’un plan.

  • Pouvez-vous, pour chaque partie de votre plan, synthétiser le contenu en un mot ou une phrase ?
  • Sauriez-vous trouver un « mot-lien » qui traduirait l’articulation, la relation logique entre chaque partie (causalité, conséquence, opposition... : MAIS, OR, PAR CONTRE, CONSÉQUEMMENT, DONC...) ?
  • Pourriez-vous procéder de la même façon pour les subdivisions de chaque partie ?
  • Si vous deviez résumer ce que vous avez à dire sur le sujet, en quelques phrases, votre résumé s’éloignerait-il des phrases obtenues lors de l’établissement du plan ou y ressemblerait-il ?
  • Avez-vous songé, en introduction, à définir le domaine abordé et à poser la question spécifique que vous devez résoudre ?
  • Vous êtes-vous souvenu, en conclusion, qu’il fallait répondre à la question initiale ?
Ce questionnaire est tiré du cours de la Télé-université « Rédaction fondamentale » (FRA 3005) de Paul Bleton.




L’ÉCRITURE
Une fois le plan détaillé réalisé, vous voilà à l’étape de l’écriture.

Plus d’une version seront nécessaires avant d’arriver au texte définitif. La première version servira avant tout à faire émerger vos idées. En rédigeant la deuxième version – et d’éventuelles versions subséquentes – vous vous concentrerez sur la cohérence du texte et la clarté de l’expression. Vous rédigerez enfin la version finale en vous attardant une dernière fois au style et aux révisions de surface, celles qui touchent l’orthographe et la syntaxe.

Il se peut que, dans votre tâche d’écriture, vous vous butiez à certaines difficultés courantes. Quelques trucs pourraient vous aider à surmonter les petits malheurs du rédacteur.




1.1.XIII La première version
À la première version, votre préoccupation doit être de faire émerger les idées. Écrivez en vrac, sans ordre, le plus spontanément possible. « Mieux vaut écrire plus que moins; et mieux vaut mal écrire quelque chose que de ne rien écrire du tout. » Formulez des phrases simples. Visez à traduire votre pensée de la façon la plus limpide possible. Ne vous attardez pas, à cette étape-ci, au style et à l’orthographe.

Voici une suggestion, si vous travaillez directement avec un traitement de texte. En procédant à partir d’un plan relativement détaillé, vous pouvez saisir ce plan et composer par la suite sous chacun des titres. L’ordinateur numérote automatiquement vos titres et, si vous modifiez votre plan, il met la numérotation à jour.




1.1.XIV La deuxième version
Dans la deuxième version, vous mettez de l’ordre dans le texte, vous établissez les liens logiques entre les idées, vous rédigez des paragraphes bien enchaînés, vous fixez le contenu. Vous réécrivez le texte en veillant à :

  • le faire coïncider avec l’intention de communication et l’orientation du sujet;
  • ajuster la nouvelle version au plan définitif, en résumant les passages trop longs, en ajoutant des passages manquants, en précisant des passages confus, etc.;
  • écrire l’introduction et la conclusion.

N’hésitez pas à réviser votre plan de rédaction si, en cours de composition, vous découvrez une incohérence ou une meilleure manière de structurer votre texte.

Si vous éprouvez de la difficulté avec une section de votre texte, vous pouvez la laisser temporairement de côté et travailler une autre section. Si vous ne trouvez pas de solution, il se peut que la pertinence de cette section soit en cause, tout comme peut l’être aussi sa localisation dans la structure de votre texte.

Une révision gagne à adopter le point de vue de la personne qui lira le texte. Essayez d’oublier ce que vous vouliez dire pour vous attacher à évaluer ce que vous avez vraiment dit. Une telle opération est facilitée si vous laissez le texte reposer quelque temps avant d’en entreprendre la révision.

Si vous ne disposez pas du temps nécessaire, vous pouvez soumettre votre texte à la lecture critique d’une personne qui aura, à votre place, le recul souhaité.




1.1.XV La version finale
La version finale sera enfin au point après un travail de polissage : il s’agit de parfaire le style, de retravailler les phrases, de réviser l’orthographe, etc.

Revoyez le choix des mots :

  • privilégiez un vocabulaire précis, concret, courant; évitez les termes vagues ou fourre-tout;
  • prenez garde au répétitions de mots, aux pléonasmes;
  • remplacez les locutions verbales par des verbes simples (par exemple : calculer plutôt que effectuer un calcul).

Revoyez la construction des phrases :

  • visez des phrases claires et concises (pas plus de 30 mots);
  • privilégiez des structures simples, conventionnelles (sujet-verbe-complément);
  • limitez les propositions relatives, les enchâssements syntaxiques (moins de 10 mots-écrans entre le sujet et le verbe);
  • préférez la voie active à la voie passive.

Pour corriger l’orthographe et la syntaxe, n’hésitez pas à consulter un dictionnaire ou une grammaire, ou à utiliser les correcteurs informatiques. Pour faciliter cette révision, on peut traiter les différents aspects de la langue un à un. Par exemple, si vous savez que vous avez de la difficulté avec l’accord des participes passés, vous pouvez parcourir le texte en vous limitant à corriger cet aspect, et revenir aux autres lors de lectures ultérieures.




1.1.XVI Les petits malheurs du rédacteur

Pas un rédacteur, même chevronné, n’échappe aux petites frustrations courantes du travail de rédaction : le « syndrome » de la page blanche, le manque de clarté, les idées qui ne viennent pas, etc. Pour en venir à bout, voici quelques trucs tirés de l’ouvrage de Paul Bleton (1987), Rédaction fondamentale, qui est le manuel du cours FRA 3005 de la Télé-université.

« Je ne sais pas comment débuter. »

Avez-vous pensé à exprimer vos idées à haute voix? Même si cette expression est désordonnée, son processus même a souvent pour effet de clarifier les idées et de trouver la formule qui convient pour démarrer le texte.

Une autre manière consiste à associer en imagination le lecteur à votre démarche. Deux stratégies sont alors possibles : rassurer d’emblée le lecteur, en lui fournissant les renseignements essentiels de l’exposé qui va suivre; ou bien piquer sa curiosité, par un début séduisant et accrocheur.

L’amorce informative correspond à la première stratégie. Elle consiste à débuter par une définition ou par un énoncé de l’objectif du texte : La gestion est une science qui consiste à acquérir, développer et coordonner des ressources humaines, financières et matérielles... ou encore : Dans ce texte, nous allons définir ce qu’est la gestion.

L’amorce interrogative et l’amorce intrigante correspondent à la seconde stratégie. L’amorce interrogative se présente sous forme d’une question en vue d’orienter le lecteur dans la compréhension du texte : Qu’est-ce que la gestion?

L’amorce intrigante vise à surprendre le lecteur. On le confronte, par exemple, à un paradoxe ou à une contradiction. On peut également lui faire part d’un détail surprenant : C’est à Henri Fayot, modeste ingénieur et gérant d’une mine de charbon en France, que l’on doit la première définition de la fonction managériale. Ici, le détail surprenant est dans le fait que c’est à un obscur ingénieur des mines, et non à une sommité d’une prestigieuse université, que l’on doit la première définition de la fonction managériale.

« Comment conclure? »

Comment mettre un point final au texte sans que cela ne donne l’impression de l’interrompre? Il faut s’assurer que le plan est construit adéquatement et que le développement expose tout ce qu’il y a d’important à dire. Alors, la conclusion s’imposera d’elle-même.

Nous avons établi précédemment que la conclusion résume le propos d’ensemble du texte. Elle sert également, dans certains cas, à élargir l’horizon du texte.

Pour résumer, la méthode éprouvée consiste à se demander : si j’avais à formuler en quelques lignes ce qui me semble le plus important dans le texte, qu’écrirais-je? On peut alors terminer le texte par une formulation reliée à celle qui l’amorçait. Ainsi, si le texte a démarré par une interrogation, il s’agira de rappeler la réponse suggérée dans le développement.

Pour élargir l’horizon du texte, on prendra soin de signaler les questions et les problèmes non résolus, ou encore d’inviter le lecteur à poursuivre sa réflexion par de nouvelles interrogations.

« La phrase ne vient pas. »

Dans ce cas, il est fort à parier que vos idées ne sont pas claires. Retournez au plan. Cela permettra de préciser l’idée à exprimer et de faire le point. il est bon aussi de relire les phrases précédant le passage à rédiger, afin de retrouver le fil conducteur de l’exposé. Si les difficultés persistent, relisez votre documentation et interrogez-vous sur votre fidélité par rapport au plan. D’ailleurs,

[...] vos difficultés viennent probablement d’une perception trop vague des relations à établir entre tous ces éléments qui se bousculent dans votre esprit. L’intégration à tout prix de ces éléments dans une même phrase est une fausse solution : le résultat risque de poser de sérieux problèmes d’intelligibilité à vos lecteurs. Efforcez-vous d’abord de démêler les éléments et de formuler chacun séparément. Ensuite, identifiez les relations qu’ils ont entre eux; essayez de formuler ces relations à l’aide de termes connecteurs (« par exemple », « de telle sorte que », « par contre », etc.). Établissez l’ordre d’exposition le plus approprié quant à la clarté et aux effets que vous visez.

Bleton, Paul (1987), Rédaction fondamentale, p. 181.

« Je m’arrête à chaque phrase, parfois à chaque mot. »

De prime abord, cette attitude est bon signe : elle indique que vous cherchez le mot juste, l’expression claire et concise. Bravo! Mais il faut aussi trouver l’équilibre entre la perfection et la spontanéité. En effet, cela n’avance à rien de buter sur chaque phrase, si le résultat est une incapacité à terminer un texte dans les délais prévus. Une règle essentielle : il vaut toujours mieux écrire quelque chose que de ne rien écrire du tout, même si le résultat est insatisfaisant. Vous pouvez ainsi disposer d’un point d’appui, d’une première version pour aller de l’avant.

Vous butez sur un mot? Alors s’impose l’utilisation d’un outil lexical, tel un dictionnaire. Voyez la rubrique La boîte à outils dans l'abécédaire. Vous butez sur une phrase? Repérez dans vos textes de référence un passage qui exprime l’idée à formuler. Paraphrasez ce passage ou citez-le.

On peut également laisser un blanc temporaire dans le texte et poursuivre la rédaction. De cette manière, on se donne la chance de reprendre contact avec l’ensemble du propos. Bien souvent, ce détour permet de clarifier les idées.

La rubrique L’écriture a été élaborée à partir des documents de la Télé-université L’ABC de la rédaction, Guide pratique de rédaction et Stratégies pour apprendre.




LA PRÉSENTATION MATÉRIELLE
Cette section présente les caractéristiques essentielles d’une bonne mise en page des textes. Les consignes qu’elle contient n’ont rien d’obligatoires (à l’exception de celles concernant les citations et les références). Néanmoins, nous vous encourageons fortement à les appliquer.

Conformément à la pratique universitaire, il est fortement recommandé de dactylographier vos travaux. Le papier est blanc et de dimension uniforme (21,5 sur 28 cm). N’utilisez que le recto des feuilles.




1.1.XVII Les marges
Elles sont d’une largeur suffisante pour permettre au correcteur d’y apposer ses annotations. Nous suggérons les paramètres suivants :

  • la marge du haut : 6 cm en début de partie, 4 cm pour les autres pages;
  • la marge du bas : 3 cm;
  • la marge de droite : 3 cm;
  • la marge de gauche : 4 cm.




1.1.XVIII Les interlignes
Utilisez un interligne simple et demi ou un interligne double pour le corps du texte. Prévoyez un interligne supplémentaire entre chaque paragraphe. Un interligne simple sert pour les citations en retrait et les notes en bas de page. On reporte à la page suivante la première ligne d’un paragraphe.




1.1.XIX La pagination
Un chiffre, sans trait ni parenthèse, est indiqué dans le coin supérieur droit des feuilles, ou encore en bas à l’endroit de votre choix.




1.1.XX Les notes en bas de page
Les notes servent : 1) à formuler un propos additionnel qui s’insère mal dans le texte; 2) à indiquer une référence bibliographique. Elles sont annoncées par ordre croissant, à l’aide d’un chiffre placé en exposant à la fin d’une phrase (avant toute ponctuation) :

On a pu lire dans La Presse du 26 octobre que la situation économique ne s’améliorera pas1.

Les notes sont rédigées à simple interligne et séparées par un trait d’environ 3 à 5 cm du corps du texte.




1.1.XXI Les citations
La probité est la règle d’or du travail intellectuel. D’où l’importance de clairement démarquer vos propos de ceux qui sont empruntés. À cette fin,

  • une citation est recopiée textuellement, sans aucune modification orthographique ou syntaxique;
  • une citation de cinq lignes ou moins s’insère dans le corps du texte; dans ce cas, on doit toujours l’indiquer par des guillemets au début et à la fin;
  • une citation de plus de cinq lignes fait l’objet d’un paragraphe indépendant, à simple interligne, sans guillemets et de préférence en italique; le paragraphe débute à dix frappes de la marge de gauche. Un appel de note de bas de page suit généralement la citation pour en indiquer la source.




1.1.XXII Les références
On indique toujours la source d’une citation. La manière classique consiste à rédiger une note en bas de page.

Dans le cas d’un livre, on indique, dans l’ordre : le nom de l’auteur en majuscules, le prénom, l’année de publication entre parenthèses, le titre en souligné ou en italique, le lieu d’édition, l’éditeur, les pages de référence.

Exemple : GIROUX, A. et FORGETTE-GIROUX, R. (1989). Penser, lire, écrire. Introduction au travail intellectuel, Ottawa, Presses de l’Université d’Ottawa, p. 3-5.

Dans le cas d’un article, on indique : le nom de l’auteur en majuscules, le prénom, l’année de publication, le titre de l’article entre guillemets, le titre de la revue en souligné ou en italique, le volume, le numéro, les pages de référence.

Exemple : FOURNIER, M. (1973). « L’institutionnalisation des sciences sociales au Québec », Sociologie et sociétés, vol. 1, p. 31-52.

Une autre méthode consiste à inscrire entre parenthèses, dans le corps même du texte, le nom de l’auteur, l’année de publication ainsi que la ou les pages de référence, de manière à faire l’économie des notes en bas de page. Cette méthode exige toutefois que l’on fasse mention, dans une section Bibliographie placée à la fin du texte, de la référence complète de l’ouvrage cité.

Exemple : Il apparaît que les sciences sociales se sont considérablement développées au Québec depuis la Révolution tranquille (Fournier, 1973 : 31).

Il arrive parfois que l’on s’inspire ou que l’on paraphrase un auteur sans le citer. Dans ce cas, il faut en avertir le lecteur par une note en bas de page commençant par Cf. ou D’après, suivie de la référence.

La rubrique La présentation matérielle est tirée du document L’ABC de la rédaction et a été rédigée d’après DIONNE, B. (1991). Pour réussir. Guide méthodologique pour les études et la recherche, Montréal, Éditions Études Vivantes.

La Télé-université offre plusieurs cours consacrés à la rédaction générale ou à la rédaction spécialisée.

  • Rédaction fondamentale (FRA 3005).
  • Rédaction administrative (FRA 3006).
  • Rédaction scientifique et technique (FRA 3007).
  • Écriture de communication (FRA 3008).
  • Documentation et rédaction en sciences sociales (SCS 2013).
  • L’organisation de la pensée (PHI 1010).
  • Pensée critique et argumentation (PHI 2015).

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